Saviez-vous que la majorité des demandes d’indemnisation envoyées par PicRights, Copytrack ou Higbee reposent sur un bluff juridique ? Elles partent du principe que toute image est protégée. C’est faux. En droit français, c’est au demandeur de prouver que l’image est « originale ». Exiger cette preuve est souvent le moyen le plus rapide de faire classer votre dossier sans frais.
Parmi les outils essentiels à leur défense figure la contestation de l’originalité de l’image mise en cause, un critère indispensable à la reconnaissance de la protection par le droit d’auteur.
L’article L.111-1 du CPI : La loi est de votre côté
La notion d’originalité est essentielle en droit d’auteur puisqu’elle détermine si une œuvre peut ou non bénéficier d’une protection juridique spécifique. En France, une œuvre est considérée comme originale uniquement si elle reflète l’apport intellectuel propre de son auteur. Cette spécificité interdit ainsi la monopolisation d’idées générales, de formes courantes, ou d’informations appartenant naturellement au domaine public.
Selon le Code de la Propriété Intellectuelle, une œuvre n’est protégée que si elle est une création de l’esprit originale. L’originalité ne se présume pas : elle doit être démontrée par celui qui vous poursuit. Si PicRights ne peut pas expliquer en quoi la photo porte « l’empreinte de la personnalité » de son auteur, elle n’a aucun droit de vous réclamer de l’argent.
Concrètement, une photographie doit présenter une certaine créativité ou une singularité dans sa composition, son cadrage, sa lumière ou son intention artistique pour être protégée. Une simple capture d’image, réalisée dans des conditions standards ou automatiques, ne remplit généralement pas ce critère essentiel.
Pourquoi contester le caractère original de l’image ?
Lorsque vous recevez une réclamation de la part de sociétés comme PicRights, contester explicitement l’originalité de la photographie en question est une stratégie de défense particulièrement efficace. En adoptant cette approche, vous obligez directement l’entité plaignante à démontrer rigoureusement que l’image possède effectivement les attributs créatifs nécessaires à sa protection juridique.

Cette démarche s’inscrit dans une logique proactive : vous forcez le réclamant à apporter des preuves concrètes plutôt que de simplement affirmer une violation de droits d’auteur sans justification suffisante.
La procédure détaillée pour remettre en cause l’originalité
Pour mener à bien cette contestation, plusieurs étapes précises doivent être suivies :
- Demandez des précisions sur la création de l’œuvre
Exigez des informations concrètes sur la date précise de création, les méthodes utilisées, les éventuelles retouches artistiques effectuées, et ce qui distingue spécifiquement cette image d’autres similaires existant déjà sur le marché ou dans le domaine public. - Réclamez un certificat d’enregistrement ou dépôt
Si l’œuvre a été déposée ou enregistrée auprès d’une autorité reconnue (INPI, sociétés d’auteurs, etc.), ce certificat peut offrir des indices sur l’originalité revendiquée et permettre de vérifier si l’image bénéficie véritablement d’une reconnaissance officielle. - Comparez l’image avec d’autres œuvres similaires
Réalisez une analyse approfondie de l’image contestée en la comparant avec d’autres photographies largement accessibles sur internet ou dans le domaine public. Des ressemblances manifestes pourraient remettre en question le critère d’originalité et donc la validité même de la réclamation.
Comment formuler votre demande de preuve ?
Ne vous contentez pas de dire « prouvez-le ». Votre réponse doit être juridiquement étayée pour être prise au sérieux. Vous devez demander :
- Les éléments de mise en scène ou de choix techniques spécifiques.
- La justification de l’apport créatif du photographe par rapport à une simple prise de vue technique.
- La preuve que ces choix ne sont pas dictés uniquement par des contraintes matérielles (comme pour une photo de produit standard).
Les implications positives d’une contestation réussie
Une contestation réussie du caractère original d’une photographie entraîne généralement deux conséquences favorables :
- Rejet total de la réclamation : Si l’œuvre est jugée insuffisamment originale par un tribunal ou une autorité compétente, la plainte est invalidée.
- Effet dissuasif à long terme : En prouvant que l’accusation manque de fondement, vous dissuadez durablement les entités de multiplier les réclamations abusives, protégeant ainsi les utilisateurs légitimes contre des pratiques agressives injustifiées.
La jurisprudence à votre service
Demander systématiquement la preuve du caractère original de l’image litigieuse constitue un véritable rempart contre les accusations de contrefaçon abusives. Rappelez-leur les décisions récentes, comme l’affaire Sucré Salé (2023), où la justice a débouté une agence car elle n’avait pas réussi à démontrer l’originalité d’une photo de fruits. Mentionner ces cas montre que vous n’êtes pas une proie facile et que vous êtes prêt à aller plus loin.
Vous voulez la formulation exacte pour exiger cette preuve et mettre fin au harcèlement ? Notre Guide de réponse PicRights contient le modèle de lettre « Prêt à l’emploi » pour contester l’originalité de n’importe quelle image litigieuse.
- Agissez maintenant : Une réponse bien formulée vaut mieux que des mois de stress.