Pour beaucoup de blogueurs, d’étudiants ou de petites entreprises, Google Images est perçu comme une immense bibliothèque gratuite où il suffit de se servir. Pourtant, c’est l’un des pièges les plus courants qui mène directement à une mise en demeure de PicRights ou de Copytrack.
Utiliser une image trouvée sur Google sans précaution peut transformer une simple illustration d’article en un litige financier de plusieurs centaines d’euros. Voici pourquoi le « copier-coller » est une pratique à haut risque.
Google n’est pas une banque d’images
C’est l’erreur fondamentale : Google Images est un moteur de recherche, pas une banque d’images.
- Il indexe des contenus qui appartiennent à des tiers (photographes, agences, journaux).
- Le fait qu’une image soit accessible en un clic ne signifie en aucun cas qu’elle est libre d’utilisation.
- Chaque image affichée est, par défaut, protégée par le droit d’auteur, même si aucun symbole © n’est visible.
Le piège du filtre « Licences Creative Commons »
Google propose un filtre pour afficher les images sous licence Creative Commons. Si cet outil est utile, il n’est pas fiable à 100 %. Pour illustrer votre site, comprenez bien la différence avec les photos libres de droits disponibles sur des plateformes spécialisées.
- Google ne vérifie pas la « chaîne de droits » : il se contente de lire les métadonnées fournies par le site source.
- Si un site a volé une image et l’a marquée par erreur (ou malveillance) comme « libre », Google vous l’affichera comme telle.
- En cas de litige, vous restez responsable de l’utilisation de l’image, même si vous avez utilisé le filtre de Google.
La bonne foi : Un bouclier fragile
« Je ne savais pas » ou « Je l’ai trouvée sur Google » sont les défenses les plus fréquentes.
- La réalité juridique : En droit français, la bonne foi ne supprime pas l’infraction de contrefaçon.
- L’impact réel : Si la bonne foi ne vous innocente pas, elle peut toutefois être utilisée pour négocier et réduire le montant de la pénalité réclamée par une agence de recouvrement.
Comment éviter les ennuis ?
Un simple oubli peut vous exposer à un risque de mise en demeure PicRights très coûteux. Pour illustrer votre site sans risquer une lettre de PicRights, suivez ces règles :
- Utilisez des banques d’images officielles (Adobe Stock, Shutterstock) qui garantissent les droits.
- Utilisez vos propres photos.
- Vérifiez toujours la source originale d’une image trouvée via un moteur de recherche avant de la publier.
Vous avez déjà utilisé des images de Google et vous avez reçu une demande d’indemnisation exorbitante ? Ne payez pas le prix fort pour une erreur de débutant.
Notre Guide PicRights : Faut-il payer ? vous explique comment négocier ou faire annuler une demande d’indemnisation abusive en s’appuyant sur la jurisprudence française.
- Récupérez votre sérénité : Apprenez à gérer les réclamations pour 45 € au lieu des 800 € réclamés.