L’émergence du nationalisme italien au XIXe siècle

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Le nationalisme italien prend ses racines au milieu du XIXe siècle, dans une Italie encore disparate et désunie.

Le nationalisme, un mouvement post révolution ?

Le nationalisme fait son apparition à la fin du XVIIIe siècle, en conceptualisant l’idée de nation et de peuple. C’est un mouvement en opposition avec ce qui peut exister en Europe pendant cette période, monarchie, empire etc. Le nationalisme peut s’exprimer comme un « courant de pensée fondé sur la sauvegarde des intérêts nationaux et l’exaltation de certaines valeurs nationales ou bien comme une doctrine ; mouvement politique fondé sur la prise de conscience par une communauté ; de former une nation en raison des liens ethniques, sociaux, culturels qui unissent les membres de cette communauté et qui revendiquent le droit de former une nation autonome »[1]. Ce sentiment d’appartenance s’exalte déjà dans l’Antiquité sans que ce mot n’existe et ne fasse sens. Nous pouvons penser aux Grecs, qui sont pourtant en confrontation perpétuelle, mais qui se considèrent comme Grecs et catégorisent les autres comme des « barbares ». Pour autant, il n’y a pas de nation grecque et il faut attendre la fin de l’époque moderne pour voir apparaître la première nation, les États-Unis[2], signant leur indépendance le 4 juillet 1776, provoquant leur séparation avec l’Angleterre. Le concept de nationalisme apparaît lors des grandes mutations de l’Europe qui s’amorcent avec la Révolution française en 1789. Mais très vite les intérêts des puissantes familles à la tête des monarchies d’Europe s’opposent à la montée de cette pensée. Le Congrès de Vienne qui se tient entre le 18 septembre 1814 et le 9 juin 1815 rétablit toutes les monarchies qui étaient en place avant les conquêtes révolutionnaires françaises et les conquêtes napoléoniennes. Il y a là un véritable retour en arrière vis-à-vis des évolutions qui avaient eu lieu en Europe grâce à la Révolution française. De plus, les monarques et les empereurs captent de nouveaux territoires en dépit des aspirations nationales qui émergeaient. La Sainte Alliance est créée le 26 septembre 1815 par les vainqueurs de Napoléon pour protéger l’Europe des guerres, mais surtout des révolutions et des inspirations nationales. Il faut attendre le début des années 1830 et les révolutions de 1848 pour voir une évolution radicale arriver en Europe et le nationalisme émerger auprès de tous les peuples européens.

Ainsi, dès 1830 des mouvements de contestations ont lieu à travers l’Europe, en France nous pouvons évoquer le renversement de Charles X et son remplacement par Louis-Philipe, l’instauration d’une monarchie davantage parlementaire et le principe de souveraineté nationale. Dans le reste de l’Europe des villes comme Leipzig, Cracovie, Ferrare ou encore Gènes se soulèvent. L’Allemagne et l’Italie dès 1845 se divisent. En Suisse, la guerre du Sonderbund, est une sorte de guerre civile, entre les cantons. D’un côté, les cantons traditionnels qui ont le pouvoir et qui ne souhaitent pas d’évolution, sont conservateurs et de langue alémanique. D’un autre côté, les cantons francophones sont plutôt libéraux, et n’ont pas forcément le pouvoir. C’est une guerre d’identité, entre deux communautés de langues, mais également politique avec le désir de changer l’ordre en place. Il y a, en plus de ces mouvements sociaux, une crise économique à partir de 1847 en France et en Angleterre provoquée par une bulle spéculative sur les chemins de fer. En plus de cette crise, la même année, il y a en Irlande la crise de la pomme de terre, qui voit l’ensemble des récoltes de pomme de terre des Irlandais être contaminées par une maladie, poussant le pays dans une grave crise alimentaire. L’instabilité qui règne provoque des soulèvements dans toute l’Europe, ainsi en France à partir du 22 février 1848, à Vienne le 12 mars, à Budapest le 3 mars, à Prague le 11 mars. Les demandent sont nombreuses, mais il faut retenir la nécessité pour les peuples de mises en place de réformes libérales. Les Tchèques et les Hongrois demandent davantage d’autonomie et les Italiens souhaitent leur indépendance. La Russie et l’Espagne ne sont pas touchés par cette vague de révolution, que nous appelons le Printemps des peuples. Toutes ces révolutions n’ont pas abouti et de nombreuses ont été réprimées dans le sang. Pour autant ces événements révèlent bien cette montée du nationalisme à travers tous les peuples européens. Nous pouvons alors nous demander comment s’exprime cette idée de nationalisme au sein de l’Italie au cours du XIXe siècle, pour cela nous allons étudier l’évolution de cette idée en Italie tout en représentant cette évolution par l’intermédiaire d’une carte et enfin utiliser la figure d’un important acteur du nationalisme italien.

Hark ! Hark ! The dogs do bark ! [ = Écoutez, écoutez bien les chiens aboyer ! ] - 1914
Hark ! Hark ! The dogs do bark ! [ = Écoutez, écoutez bien les chiens aboyer ! ] – 1914

Le nationalisme italien : le contre coup des expéditions napoléoniennes.

Le nationalisme italien a pour vocation le Risorgimento, l’unification. Ce projet germe très tôt, par l’intermédiaire de changements de régime, d’indépendance et de rassemblement. L’Italie possède des liens étroits avec la France. Dès la Révolution française et la proclamation de la République en 1792, des échos se produisent en Italie, avec des soulèvements et des revendications à Turin, Sardaigne, Naples ou encore à Palerme entre 1794 et 1795 des groupuscules tentent de mettre en place des républiques. La France est présente militairement sur le territoire italien depuis 1796 et reste sur place jusqu’à l’abdication de Napoléon Bonaparte en 1815. Ainsi, pendant quasiment 20 ans, l’Italie est unifiée sous le giron de la France en tant que République italienne, puis royaume d’Italie. Le territoire italien intègre le Code civil, la diminution du pouvoir de l’Église, etc. Malgré la présence de ces idées nouvelles et cette unification sommaire, le territoire italien connaît d’importants problèmes avec dans un premier temps le manque de main-d’œuvre dû à la souscription des individus valides et jeunes qui partent dans la Grande Armée, mais également les importantes taxes qui doivent soutenir l’effort de guerre français. Il n’y a que les territoires du Sud de l’Italie qui sont très peu touchés par la présence française et par les crises économiques et sociales, grâce à leur commerce très lucratif. Après la chute de l’Empire et la disparition de la présence militaire française, l’Italie est divisée par le Congrès de Vienne qui réinstalle les anciennes monarchies et découpe le territoire ainsi ; le Duché de Parme, de Toscane, de Modène ; les États pontificaux ; le royaume des Deux-Siciles ; le Royaume de Sardaigne. Les autres territoires sont sous contrôle étranger, comme le royaume de Lombardie-Vénétie. L’Italie est peu puissante, que ce soit sur le plan politique qu’économique vis-à-vis des puissances étrangères. L’Italie devient, selon les mots de Metternich, « une simple expression géographique ».

Le premier événement qui marque l’espoir des nationalistes et un possible retour à l’unification est l’élection du pape Pie IX le 16 juin 1846. Il est considéré comme un libéral. Il réalise quelques réformes qui apportent satisfaction aux pauvres et apporte une certaine « démocratie » dans le pouvoir, avec un Conseil d’État et un conseil municipal. Ces changements à Rome provoquent des insurrections à Palerme, Milan et Messine. Ces événements poussent à la première guerre d’indépendance contre l’Autriche en 1848. Malgré des victoires italiennes, très rapidement de nombreux États refusent de soutenir cette guerre d’indépendance, comme le pape par exemple, qui est défait en novembre 1848 par un soulèvement, mais égalementÉ le Royaume des Deux-Siciles. La première guerre d’indépendance se stoppe à la bataille de Novare le 23 mars 1849, après la défaite de l’armée Sarde contre l’Empire d’Autriche.

Il faudra attendre 1859 et l’ultimatum de l’Empereur d’Autriche au royaume de Sardaigne permettant à la France d’intervenir pour protéger son allié contre les Autrichiens. Cette manœuvre est orchestrée de concert entre Camillio Benso, compte de Cavour, et Napoléon III. C’est la deuxième guerre d’indépendance qui est cette fois rapidement gagnée par le Royaume de Sarde et la France, permettant la réunion d’une partie de la Lombardie, de Parme, de la Toscane, de la Romagne et de Modène au royaume de Sardaigne. Cette relative unification du Nord de l’Italie, pousse un corps militaire composé de patriotes, dirigé par Giuseppe Garibaldi – un chef militaire faisant partie a posteriori des « pères de la patrie » italienne – à se rendre dans le royaume des Deux-Siciles pour y prendre possession et la rattacher au Nord de l’Italie. Entre le 6 mai 1860 et le 26 octobre 1860 les troupes garibaldiennes effectuent de nombreuses batailles qu’ils gagnent. C’est lors de la rencontre entre Victor-Emmanuel II, souverain du royaume des Deux-Siciles, et Giuseppe Garibaldi le 26 octobre 1860 que prend fin cette période et marque l’annexion du royaume à l’Italie. Victor Emmanuel II devient « roi d’Italie » le 17 mars 1861. Cette annexion provoque des révoltes importantes, qui prennent le nom de brigandage entre 1861 et 1866.

La troisième et dernière guerre d’Indépendance italienne a lieu pendant la guerre austro-prussienne de 1866. Le royaume d’Italie profite de l’occasion pour annexer la Vénétie en s’alliant avec la Prusse le 8 avril 1866. Dès lors l’Italie rentre en guerre contre l’Autriche. Après une campagne militaire plutôt échouée par les Italiens et la signature d’un armistice entre la Prusse et l’Autriche, l’Italie dépose les armes le 21 août 1866. Pour autant l’Autriche conçoit toujours à concéder la Vénétie à l’Italie, mais fait volteface et la donne aux Français. Napoléon III cède la Vénétie le 9 octobre aux Italiens. C’est donc un échec pour l’Autriche mais grande victoire pour les Italiens, qui récupèrent un territoire supplémentaire.

Il faut attendre le 2 octobre 1870 pour que les territoires pontificaux soient annexés au royaume d’Italie. Les troupes françaises protégeaient les territoires du pape, mais en 1870 la France est vaincue et Napoléon III est capturé à la bataille de Sedan, lors de la guerre franco-prussienne. Une fois de plus les Italiens en profitent pour unifier l’Italie.

Le découpage de l'Italie après le congrès de Vienne et le Traité de Paris de 1815.
Le découpage de l’Italie après le congrès de Vienne et le Traité de Paris de 1815.

Le nationalisme italien porté par des hommes

« Nous sommes un peuple de vingt et un à vingt-deux millions d’hommes, désignés depuis un temps immémorial sous un même nom – celui du peuple italien – renfermés dans les limites naturelles les plus précises que Dieu ait jamais tracées, la mer et les montagnes les plus hautes d’Europe, parlant la même langue modifiée par des patois moins dissemblables que ne le sont l’écossais et l’anglais, ayant les mêmes croyances, les mêmes mœurs, les mêmes habitudes, fiers du plus glorieux passé politique, scientifique, artistique qui soit connu dans l’histoire européenne, ayant deux fois donné à l’humanité, un lien, un mot d’ordre d’unité, une fois par la Rome des empereurs, une autre quand les papes n’avaient pas encore trahi leur mission, par la Rome papale. Nous n’avons pas de drapeau, pas de nom politique, pas de rang parmi les nations européennes. Nous n’avons pas de centre commun, pas de pacte commun, pas de marché commun. Nous sommes démembrés en huit États indépendants l’un de l’autre, sans alliances, sans unité de vue, sans contacts réciproques réguliers. Un de ces États, comprenant à peu près le quart de la péninsule appartient à l’Autriche ; les autres, quelques-uns par des liens de famille, tous par leur sentiment de faiblesse, en subissent aveuglément l’influence. »[3].

Giuseppe Mazzini au même titre que Giuseppe Garibaldi, Victor-Emmanuel II ou encore Camilo Cavour peut être considéré comme un « père de la patrie » pour l’Italie. Il a soutenu tous les mouvements d’unification de l’Italie. Il est un homme important et craint en Europe. Le premier ministre autrichien le décrit ainsi : « J’ai dû lutter avec le plus grand des soldats, Napoléon. Je suis arrivé à mettre d’accord entre eux les empereurs, les rois et les papes. Personne ne m’a donné plus de tracas qu’un brigand italien : maigre, pâle, en haillons, mais éloquent comme la tempête, brûlant comme un apôtre, rusé comme un voleur, désinvolte comme un comédien, infatigable comme un amant, qui a pour nom : Giuseppe Mazzini. »[4]. Giuseppe Mazzini est né le 22 juin 1805 à Gênes. Il est le fils d’un médecin et professeur d’anatomie. Il suit dans un premier temps des études de médecine, qu’il abandonne pour faire des études de droit. Son combat pour la lutte de la liberté apparait en 1821, quand il rencontre à Gênes des fédérés piémontais.

Il s’engage alors dans des associations critiques de la société italienne et rédige des textes qui traitent de l’unification italienne. Ainsi, il est rédacteurs pour le journal Indicatore genovese, un journal de critique littéraire mais qui se permet d’attaquer des professeurs d’université, des hommes politiques, etc. Il rédige un essai Dell’amor patrio di Dante en 1826. Dante est présenté comme le premier investigateur de l’Italie indépendante.

Mazzini commence ses activités révolutionnaires à partir de 1827 au sein des carbonari. Il devient un dirigeant de l’organisation en 1830 et se rend compte très vite des limites du groupe et de leur incapacité à créer de puissants mouvements. Ainsi, en 1831, Mazzini met en place un mouvement politique les Giovine Italie qui a pour objectif : l’indépendance, l’unité et la liberté, en se basant sur la jeunesse italienne, le socialisme et la religion. Le mouvement voit en parallèle la création d’un journal en 1832 la Giovine Italia qui a pour objectif d’insuffler se message politique au plus grand nombre. Cette association connaît une existence compliquée entre disparition, répartition à l’étranger puis dissolution définitive par Mazzini en 1848. Il créé l’Associazione Nazionale Italiana (Association nationale italienne) à la place.

Pendant l’existence de la Giovane Italie d’importantes adhésions ont lieu en Ligurie, au Piémont, en l’Émile ou bien en Toscane. Dès lors Mazzini engage avec ces jeunes des insurrections à travers les villes de ces régions (surtout entre 1833 et 1834, qui, pour la plupart, sont des échecs menant à des arrestations, des condamnations et même des assassinats. Nous pouvons évoquer rapidement les émeutes de Savoie, les émeutes de Gênes ou la tentative d’invasion de la Savoie. En plus de ces actes concentrés sur le territoire italien, il réalise des œuvres pour l’Europe, avec l’association Giovine Europa, composée de sept Italiens, cinq Allemands et cinq Polonais. L’idée est de créer une puissante fédération européenne, sous des principes républicains. Mazzini, à cause de ses idées et de ses actes, doit passer énormément de temps dans les pays voisins comme la France, la Suisse ou encore l’Angleterre, car il est souvent accusé, condamné à mort ou à l’exil. Ainsi, il pilote généralement ses actions de loin.

Lors de la première guerre d’indépendance italienne, Mazzini, Aurelio Saffi et Carlo Armellini créent la République romaine sur les territoires pontificaux, lors de la fuite du pape Pie IX. Il est chassé par les Français, mais considère cette expérience, comme un triomphe ; « Vingt ans d’exil me sont largement payés »[5].

Mazzini n’est pas un personnage qui fait l’unanimité à travers l’Europe, il est même la source de nombreuses critiques. Il pousse au soulèvement dans la ville de Mantoue en 1852, Milan en 1853, Gênes et Livourne en 1857. Dès lors, Karl Marx s’oppose à lui à travers un article du New York Daily Tribune en 1853 : « L’insurrection de Milan est importante parce qu’elle est un symptôme de la crise révolutionnaire qui menace le continent européen tout entier. Et elle est admirable en raison de l’acte héroïque d’une poignée de prolétaires qui, armés seulement de couteaux, ont eu le courage d’attaquer une ville et une armée de 40 000 soldats parmi les meilleurs en Europe… Mais comme grand final de la conspiration éternelle de Mazzini, de ses proclamations ronflantes et ses tirades contre le peuple français, est un résultat très pauvre. La présomption est que, désormais, il faut mettre fin aux révolutions improvisées, comme disent les Français… En politique, comme cela se fait dans la poésie, les révolutions ne sont jamais faites sur ordre »[6]. Mazzini s’oppose graduellement aux envies italiennes, il désire une république, tandis que bon nombre d’Italiens commencent à voir en le roi du royaume de Sardaigne et Camillo Cavour – son premier ministre – des hommes capables d’unifier l’Italie, peu importe le régime qui la gouvernera. Mazzini se place contre l’unification de l’Italie de cette manière, considérant que c’est à l’encontre du Risorgimento.

Il perd graduellement de l’importance dans les mouvements nationalistes, ouvriers et révolutionnaires en Italie à partir de 1870. Il meurt le 10 mars 1872 à Pise. Pour autant, sa mort bouleverse l’Italie.

Il laisse une importante empreinte en Italie, avec un courant politique qui porte son nom, le mazzinisme, qui voit la libération de l’Italie possible seulement par la constitution d’un État républicain sous l’impulsion du peuple et avec l’ardeur d’une foi religieuse de la patrie. Sa pensée a été utilisée par le nationalisme fasciste de Mussolini à des fins détournées, provoquant un vif débat aujourd’hui entre les historiens.

Le nationalimse italien : en résumé

L’Italie est un territoire qui passe de la domination française à la domination autrichienne au cours de la première partie du XIXe siècle. L’Italie n’est qu’un territoire géographique selon les mots de Metternich. Pourtant, il y a bien une poussée nationaliste au sein du peuple italien, désireux d’avoir une nation unie les représentants en Europe. Dès lors, des acteurs importants se lancent dans le Risorgimento (unification) de l’Italie. Giuseppe Mazzini est un de ces acteurs, il est désireux de créer une État républicain qui unifierait l’ensemble de l’Italie. Cette unification, il la place dans les mains du peuple, par l’intermédiaire d’insurrections et de révoltes. L’Italie est au centre de nombreux intérêts européens que ce soit pour les Français, les Autrichiens, les Suisses ou bien même les catholiques. Elle voit son développement lié aux différentes insurrections qu’il y a à travers l’Europe à partir de 1849 et du printemps des peuples. Elle s’incorpore dans cette essence nationaliste qui bouleverse l’Europe depuis la Révolution française de 1789, qui a été violemment réprimée à partir du Congrès de Vienne de 1815 et qui ne fait que d’augmenter à travers le temps. Mise à part la Russie et l’Espagne, tous les pays européens sont touchés par une vague nationaliste, mais rares sont les peuples qui parviennent à imposer leur vision. Ainsi, ce sont surtout les pays de l’Europe méridionale qui sont violemment touchés, mais ils arrivent à installer des nations pour exprimer leur vœux nationalistes (Italiens, Allemands…), alors que dans l’Europe de l’Est, les peuples sont réprimés et n’arrivent pas à obtenir l’indépendance, restant sous le giron des grandes puissances comme la Russie ou bien l’empire ottoman.


[1] Selon le CNRTL.

[2] Benedict Anderson, L’imaginaire national : réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme, Paris, La Découverte

[3] Mazzini, L’Italie, l’Autriche et le Pape, 1845.

[4] Klemens von Metternich, Memorie, Bonacci, 1991

[5] Giovanni Belardelli, Mazzini, Bologne, Il Mulino, 2010, p. 147

[6] Giovanni Belardelli, Mazzini, Bologne, Il Mulino, 2010, p. 15


Bibliographie

PÉCOUT Gilles, Naissance de l’Italie contemporaine (1770-1922), 1997, Paris, Armand Colin, 2004.

GUICHONNET Paul, L’unité italienne, 1996, Presses universitaires de France.

GUILLAUME André, LESCURE Jean-Claude et MICHONNEAU Stéphane, L’Europe des nationalismes aux nations, 1996, Paris, Sedes.

GIRAULT René, Peuples et nations d’Europe au XIXe siècle, 1996, Paris, Hachette Livre.

ROMANO Sergio, Histoire de l’Italie du Risorgimento à nos jours, 1997, Paris, édition du Seuil, coll. « Points Histoire ».

FRÉTIGNÉ Jean-Yves, Giuseppe Mazzini : père de l’unité italienne, 2006, Fayard.

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FRÉTIGNÉ, Jean-Yves. Giuseppe Garibaldi le héros et Giuseppe Mazzini l’anti-héros : L’opinion publique et l’intelligentsia françaises du XIXe face à deux figures tutélaires de l’Italie contemporaine In : D’Italie et d’ailleurs : Mélanges en l’honneur de Pierre Milza [en ligne]. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2014 (généré le 10 novembre 2019). URL.

IGNACE Anne-Claire, « Giuseppe Mazzini et les démocrates français : débats et reclassements au lendemain du « printemps des peuples » », Revue d’histoire du XIXe siècle [En ligne], 36 | 2008, mis en ligne le 03 juillet 2010, consulté le 09 novembre 2019. URL.

JESNÉ Fabrice, « Les racines idéologiques de l’impérialisme italien dans les Balkans, 1861-1915 », Hypothèses, 2006/1 (9), p. 271-281. URL.

PATRIARCA Silvana, « Une émotion patriotique : la honte et le Risorgimento », Revue d’histoire du XIXe siècle [En ligne], 44 | 2012, mis en ligne le 30 septembre 2015, consulté le 10 novembre 2019. URL.

MERIGGI Marco, « Une souveraineté populaire masquée : le cas de l’Italie sous la Restauration », Revue d’histoire du XIXe siècle, 2011/1 (n° 42), p. 41-52. URL

Augustin.R

Augustin.R

Etudiant et alternant en Communication dans les Pays de la Loire. Un objectif : facilité l'utilisation du numérique pour les TPE et PME.

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